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Les manuscrits et les premiers livres imprimés de la Bibliothèque Sainte-Geneviève, leur numérisation et leur mise en ligne

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    Année d'intégration au réseau : 2020

Le projet

La Bibliothèque Interuniversitaire Sainte-Geneviève abrite un fonds ancien qui est l’un des plus riches de Paris, après ceux de la Bibliothèque nationale de France et de la Bibliothèque Mazarine. La Réserve de la bibliothèque, dont les collections sont labellisées CollEx (Collection d’Excellence pour la recherche) depuis 2019, compte près de 1 000 manuscrits du Moyen Âge et du début de l’époque, dont 400 enluminés, et 1 500 incunables. Ils sont les héritiers d’une part de l’ancienne abbaye, fondée au VIesiècle et qui fut le siège d’une école au XIesiècle, relancée au siècle suivant par les Victorins ; d’autre part de la remise en ordre de l’institution par la congrégation des Augustins de France dans les années 1620-1640, qui fit de Sainte-Geneviève l’un des établissements ecclésiastiques les plus riches du royaume de France. Au XVIIIe siècle, elle s’enrichit encore de fonds prestigieux, comme celui de Charles-Maurice Le Tellier, archevêque de Reims.

Ce patrimoine littéraire et livresque a déjà fait l’objet de reproductions partielles, sous forme de microfilms en noir et blanc, par les soins de l’Institut de recherche et d’histoire des textes. Mais depuis 2010, l’institut est engagé sur l’ensemble du territoire français dans une campagne systématique de numérisation directe des fonds. Cette initiative, soutenue par le ministère de la Culture dans le cadre d’une convention générale avec le CNRS, concerne non seulement les bibliothèques municipales, mais aussi les bibliothèques universitaires. Elle vise d’une part à la reproduction en couleur des volumes et à l’archivage pérenne des images, d’autre part à leur mise en ligne en accès libre pour tous les publics sur le portail de la Bibliothèque virtuelle des manuscrits médiévaux (BVMM, https://bvmm.irht.cnrs.fr/), qui offre le confort de visualisation et l’interopérabilité permis par la technologie IIIF (International Image Interoperability Framework), développée par l’Université de Stanford et dont se dotent progressivement les grands établissements de conservation dans le monde entier. Comme le fait la Bibliothèque nationale de France, la mise en ligne des images numériques va de pair avec celle des microfilms eux-mêmes numérisés, de manière à documenter de manière complète l’ensemble des interventions dont les livres ont fait l’objet.

La Réserve de la Bibliothèque Sainte-Geneviève offre, à Paris, l’opportunité d’un projet pilote de grande envergure en matière de numérisation et de valorisation patrimoniale. Il permettra la mise en œuvre d’une instrumentation neuve (numériseur en berceau et numériseur de microfilms, scanner 3D pour les reliures), dont le temps d’immobilisation est estimé à environ 30 mois. Le budget d’ensemble de l’opération est supporté par le DIM STCN et ses partenaires pour ce qui relève de l’équipement, par la BISG et le service Images de l’IRHT pour ce qui est du fonctionnement.

Le travail doit cependant être préparé en amont par la vérification de l’état de conservation des ouvrages et par la préparation des documents : chaque volume doit faire l’objet d’un fichier de récolement dans un tableur de type Excel qui permettra l’importation des métadonnées dans un logiciel GED. Toutes les parties du document à numériser doivent être signalées : la reliure, les plats, les contres-plats, les gardes, les feuillets vierges, la numérotation des feuillets (folios et ou pages). Le cas échéant, il faut remettre en ordre et folioter. De la qualité de ces opérations préliminaires dépend la bonne exécution de la campagne. Pour mener à bien ce travail, on envisage le recrutement d’un agent de niveau T pour une durée de deux mois à temps plein, soit 6 000 euros (coût chargé).

Les membres

Responsables scientifique du projet
François Bougard
IRHT - CNRS
Gilles Kagan
IRHT - CNRS
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Tous droits réservés © DIM_STCN 2020
Conception graphique & développement : Julienne Richard & Simon Bouchard