Le Numérique et les Nouvelles Pratiques : repenser les activités économiques et juridiques

Résumé du projet

Le « virage numérique » entraîne une perte de repères pour tous les acteurs de la société civile (acteurs sociaux, économiques et juridiques). Le projet de recherche a pour ambition d’identifier les perturbations causées par cette nouvelle ère sur les pratiques et les usages. Le numérique exacerbe les effets pervers d’une société ultra individualiste, une société liquide en quête d’une nouvelle conscience collective. L’identification préalable de ces zones de friction doit permettre de repenser la place et le rôle des juristes et les nouveaux usages sociaux et économiques.

L’objectif poursuivi est de repenser et reconstruire du lien social, poser les fondements d’un « nouveau contrat social numérique ». Cette réflexion est menée principalement autour du droit devenu une technique de régulation sociale dans une société où le droit est devenu l’âme des relations sociales. L’ère du numérique est aussi, paradoxalement, l’ère du juridique, de lawyers au cœur de toutes les activités sociales et économiques. Le numérique est en effet une révolution sur le plan social (société de l’information), politique (cyberdémocratie), économique (économie collaborative, économie des fonctionnalités, etc.) et surtout juridique.

L’ère du numérique a bouleversé la pratique et les usages sociaux. Ces pratiques se rapportent tant aux activités économiques, actes de consommation et de production « impactés » par cette nouvelle ère, qu’aux activités juridiques, le droit devant appréhender ce « nouveau monde numérique » à travers une dialectique originale et complexe où le numérique est un nouvel objet, parfois insaisissable, du droit et surtout où le droit devient lui-même un objet du numérique et invite à repenser les métiers du droit (juges, notaires, avocats, juristes d’entreprise…). À l’issue du projet, une réflexion s’impose sur la formation des juristes du 21ème siècle. Cette formation exige d’étudier la place du numérique dans l’ensemble des activités économiques et juridiques. Il faut repenser la division du travail juridique entre juristes et non-juristes. Il convient d’imaginer un « droit collaboratif » du 21e siècle où le processus juridique fait intervenir des acteurs divers, juristes et non-juristes.

Équipe

Nathalie Blanc
Porteuse du projet
Université Paris 13
nathblanc06@gmail.com

 

Bernard Haftel
Porteur du projet
Université Paris 13
shaftel@gmail.com

 

Mustapha Mekki
Porteur du projet
Université Paris 13
musmekki@yahoo.fr